Jean Hobé : Figure Historique et Instituteur Emblématique de Freigné
Directeur de l'école des garçons de Freigné, arrêté pendant l'Occupation puis déporté : ce que le récit local rapporte de Jean Hobé, et ce qu'il reste à…
Par Les Amis du Patrimoine de Freigné · · 3 min de lecture
Le patrimoine des Vallons-de-l'Erdre ne se limite pas à ses vieilles pierres. Il s'incarne aussi dans la mémoire des hommes et des femmes qui ont fait son histoire. À Freigné, Jean Hobé reste une figure de référence pour plusieurs générations d'anciens élèves.
Une précision d'emblée, parce qu'elle change la façon de lire ce qui suit. Ce que nous rapportons ici nous a été transmis oralement, par des habitants de Freigné. Nous n'avons à ce jour retrouvé aucun document — ni acte d'état civil, ni dossier administratif, ni article de presse, ni archive de la déportation — qui vienne l'établir. Nous publions ce récit parce qu'il fait partie de la mémoire du village et qu'il risquerait de se perdre, mais nous le donnons pour ce qu'il est : un témoignage transmis, non un fait vérifié.
Ce que le récit local rapporte
D'après ce qui se transmet à Freigné, Jean Hobé serait arrivé dans la commune au début des années 1930 avec sa famille, et aurait pris la direction de l'école publique des garçons, poste qu'il aurait occupé jusqu'en 1955. Ceux qui l'ont eu comme maître décrivent un enseignement fondé sur le respect, la justice et la tolérance.
Le même récit rapporte qu'il aidait discrètement les religieuses de l'école des filles à tenir leurs écritures administratives — un geste qui, dans le contexte scolaire de l'époque, dépassait les clivages.
L'arrestation, telle qu'elle est racontée
Le récit situe l'arrestation en avril 1941, à la sortie des classes de midi, alors que l'instituteur accompagnait ses élèves jusqu'au portail de l'école. Deux hommes se seraient saisis de lui et l'auraient fait monter de force dans une voiture garée dans le virage. Des enfants en auraient été témoins.
Nous ne savons pas qui procéda à cette arrestation. Le récit transmis ne le dit pas, et nous n'avons trouvé aucun document permettant de l'établir. Pour un fait de cette nature, sous l'Occupation, ce n'est pas un détail : la question reste entière.
La déportation
Le récit rapporte ensuite un transfert en Allemagne, une tentative d'évasion, et en représailles une déportation vers des mines de sel, en Silésie. Il situe le retour à Freigné au printemps 1945, suivi d'une reprise de l'enseignement dans la commune.
Ces éléments sont précis, donc vérifiables — mais nous ne les avons pas vérifiés. Nous les rapportons sans les confirmer, et sans y ajouter de contexte historique que rien, dans le récit, ne nous autorise à écrire.
Où nous cherchons
Plusieurs fonds peuvent permettre d'établir ou d'infirmer ce récit : les Archives départementales de Loire-Atlantique et celles de Maine-et-Loire, puisque Freigné relevait alors de ce département ; les archives de l'Éducation nationale pour la carrière d'un directeur d'école ; le Service historique de la Défense à Caen, qui conserve les dossiers individuels des déportés et internés. Les registres de l'école et les gazettes locales détenues par des membres de l'association restent également à dépouiller.
Appel à témoins
Si vous avez connu Jean Hobé, si vous avez été son élève, ou si votre famille conserve une lettre, une photographie de classe, un bulletin, une coupure de presse ou un document administratif le concernant, écrivez-nous. Une seule pièce datée vaut mieux que dix récits concordants, et nous corrigerons cette page sans hésiter — y compris si elle nous donne tort.
Nous republierons cet article au fur et à mesure de ce que nous pourrons établir, en indiquant à chaque fois sur quoi nous nous appuyons.
Cette mémoire ne tient qu'à ceux qui la portent
Aider l'association, c'est donner du temps à ce travail de vérification avant que les derniers témoins ne disparaissent.
Situer l'école de Freigné sur la carte interactive
Ce lieu se trouve sur la commune de Freigné, dans les Vallons-de-l'Erdre. À lire aussi : histoire et patrimoine de Freigné.
Questions fréquentes
Qui était Jean Hobé ?
Selon le récit transmis localement, Jean Hobé dirigeait l'école publique des garçons de Freigné à partir du début des années 1930 et jusqu'en 1955. Il aurait été arrêté pendant l'Occupation puis déporté. À ce jour, l'association n'a retrouvé aucun document établissant ce parcours : il repose sur une transmission orale.
Ce récit est-il documenté ?
Non. Ni acte d'état civil, ni dossier administratif, ni article de presse, ni archive de la déportation n'ont été retrouvés à ce jour. L'association publie ce témoignage comme élément de la mémoire du village, en le signalant explicitement comme non vérifié, et poursuit ses recherches.
Que cherche l'association sur Jean Hobé ?
Tout document daté : photographie de classe, bulletin scolaire, lettre, coupure de presse, pièce administrative, ou témoignage d'ancien élève. L'association explore par ailleurs les Archives départementales de Loire-Atlantique et de Maine-et-Loire, les archives de l'Éducation nationale, et le Service historique de la Défense à Caen.