Le Mystère de Freigné : Que Cache le Nom de Notre Village ?
Derrière chaque nom de village se cache une histoire millénaire. D'où vient celui de Freigné ? Évoque-t-il la nature environnante ou le domaine d'un…
Par Les Amis du Patrimoine de Freigné · · 2 min de lecture
Derrière chaque nom de village se cache une histoire millénaire. Celui de Freigné ne fait pas exception. D'où vient ce nom ? Évoque-t-il la nature environnante ou le domaine d'un lointain ancêtre gallo-romain ? Plongée dans les racines étymologiques de notre commune des Vallons-de-l'Erdre.
1050 : la première trace écrite
Il faut remonter près de mille ans en arrière pour saisir l'origine de Freigné. Le nom de notre bourgade apparaît pour la toute première fois vers l'an 1050, dans un document historique précieux : la charte de Carbay. À cette époque, le village est désigné sous son appellation latine, Frugniacus.
En 1123, les écrits mentionnent la variante Frugiacum. Il faut attendre 1383 pour voir apparaître la première version francisée, joliment orthographiée Fruigné. À partir du XVᵉ siècle (registres de 1412 et 1498), la forme Frigné s'impose progressivement.
Hypothèse n°1 : le village des frênes
La première théorie est liée à la botanique. Le nom de Freigné pourrait dériver du mot latin fraxinus, qui désigne le frêne. L'hypothèse a quelque chose de bucolique. Elle laisse imaginer un territoire originel remarquable par la présence abondante de cet arbre. Mais pour les linguistes, le lien entre fraxinus et Frugniacus reste incertain et difficile à prouver.
Hypothèse n°2 : le domaine de Frennius
La seconde explication, scientifiquement plus probable, nous ramène à l'époque gallo-romaine. Il est très vraisemblable que Freigné tire son nom d'un certain Frennius, le maître des lieux à l'époque. En ajoutant le suffixe -acum (« la propriété de »), on obtient Frenni-acum. Le tout évoluera en Frugniacus. Freigné signifierait alors, littéralement, le domaine de Frennius.
Le suffixe d'appartenance -acum a presque toujours évolué pour donner une terminaison en -é dans notre région. C'est un trait commun à environ un cinquième des communes du Maine-et-Loire historique. Pensez à nos voisines : Armaillé (le domaine d'Armalius) ou Andigné (le domaine d'Andinius).
Héritiers des frênes ou du lointain domaine de Frennius, peu importe finalement : nos racines sont profondes. Aidez-nous à faire vivre cet héritage.